A quand la véritable fin de l’expérimentation animale ?
Les essais sur les animaux et la chimie contemporaine étant étroitement liés, le meilleur garant d’une cosmétique sans expérimentation animale est le renoncement maximum à une chimie de synthèse toujours renouvelée.
• Contrairement aux milliers d’ingrédients utilisés en cosmétique, les cahiers des charges pour des cosmétiques certifiés Ecocert/Cosmebio, BDIH, Nature & Progrès ou NaTrue n’autorisent que des ingrédients sélectionnés de type naturels ou d’origine naturelle. Plus ces ingrédients s’orientent vers des substances naturelles comme des huiles ou cires végétales, des beurres végétaux et des extraits de plantes, mieux c’est.
• La fin définitive des essais sur les animaux se fait attendre car les méthodes alternatives permettant de détecter les éventuels effets indésirables des substances chimiques sont encore peu nombreuses. L’expérimentation animale, toujours pratiquée, est remise en question depuis des années par les défenseurs des animaux. Jusqu’alors, la politique n’avait pas beaucoup bougé sur ce point. Mais la pression poussant à l’action devient plus importante.
• Une attitude plus flexible de la politique pourrait s’exprimer par exemple par la reconnaissance d’un plus grand nombre de méthodes alternatives ou par des processus d’autorisation facilités.
Néanmoins, le nombre des essais sur les animaux va diminuer dès maintenant ; la nouvelle réglementation de l’UE légiférant ce qui suit :
• Certains tests seront définitivement interdits à partir d’une date précise, qu’un test alternatif soit disponible ou non. C’est un grand succès après 20 années d’engagement contre l’expérimentation animale.
• Jusqu’en 2013 les alternatives, lorsqu’elles existent, (sans utilisation animale), doivent être utilisées. Lorsqu’elles n’existent pas, les tests sur des animaux sont toujours autorisés ,selon la réglementation des produits chimiques.
• La réglementation précisant que certains tests ne seront bientôt plus autorisés, le développement de méthodes alternatives devient incontournable.
Davantage de moyens pour la recherche sans expérimentation animale
Le jour où le dossier cosmétique & essais sur les animaux pourra être classé définitivement dépend étroitement du développement de méthodes d’essais alternatives. On peut d’ores et déjà observer que la nouvelle réglementation européenne incite à des efforts dans ce sens.
• Déjà 50 millions d’euros de l’UE ont été mis à disposition de l’union des fabricants de cosmétiques européens (Colipa) pour le développement de méthodes de tests sans animaux en ce qui concerne les études de toxicité sur le long terme.
• 5 méthodes alternatives ont déjà été reconnues au sein de l’UE et, pour certaines, dans le monde entier.
• Le point décisif essentiel est toujours la toxicité sur le long terme. De nombreux animaux meurent pendant ces tests d’étude sur le long terme. De tels tests seront toujours autorisés jusqu’au 11 mars 2013.
Deux ans auparavant, en juin 2011, la commission de l’UE devra présenter un rapport sur l’avancement de la recherche en méthodes alternatives. Il apparaîtra alors clairement si, à partir de 2013, il n’y aura effectivement plus de tests sur les animaux. |
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Interdiction de commercialiser des produits qui ont été testés dans des pays tiers
Contrairement à l’Europe, dans le reste du monde, les essais sur les animaux vont de soi, sont même recommandés et très peu remis en question.
• Des cosmétiques importés de pays en dehors de l’UE peuvent avoir été testés sur des animaux ou contenir des substances testées sur des animaux. Depuis longtemps, on réclame une interdiction d’importation de ces produits. Cette interdiction d’importation, existe déjà partiellement :
• Les cosmétiques issus de pays tiers comme le Japon ou les USA et qui ont été testés sur des animaux sont déjà interdits à l’importation. Cependant, jusqu’en mars 2013, les produits importés contenant des substances testées sur les animaux seront toujours autorisés.
Néanmoins, il reste une question ouverte : comment contrôler efficacement le respect des nouvelles directives ?
Peut-on garantir un produit
« 100 % sans expérimentation animale » ?
Tant que des essais sur des animaux seront autorisés quelque part sur terre, il sera hélas impossible de garantir totalement l’absence d’essais sur les animaux.
• Aucun fabricant ne peut garantir ce que le droit exige : prouver qu’un ingrédient n’ait pas été testé par un tiers sur des animaux quelque part sur terre. Ceci vaut également pour des substances naturelles, comme par exemple, la camomille ou le calendula. Apporter la preuve qu’un certain ingrédient cosmétique n’ait jamais été en contact avec l’expérimentation animale est impossible, même avec les meilleures intentions.
• Les logos nationaux ou internationaux pour une cosmétique sans expérimentation animale ne peuvent pas non plus garantir de manière absolue qu’aucune substance n’ait jamais été testée sur des animaux. De tels logos se basent sur une date précise à partir de laquelle les substances utilisées n’ont pas étés testées sur des animaux. Ce qui s’est passé auparavant n’est pas pris en compte.
Le thème des essais sur les animaux fera seulement partie du passé lorsque tous les produits chimiques seront testés sans aucun recours à l’animal. Cette partie du chemin sera, espérons-le, beaucoup plus courte que celle, très longue, qui a dû être menée au point actuel des interdictions concernant les essais sur les animaux. |